Ce qui est fait par AdonK!
AdonK ! basée en Seine Maritime travaille sur les
plans régional et national tout en exploitant des partenariats et des échanges
européens.
Les moyens d’action de l’association
sont la production et la promotion de spectacles, la création de supports
illustrés, les interventions impromptues en milieu public et la mise en commun
des imaginations.
Pour
l’instant l’activité s’est divisée principalement en deux secteurs :
écriture et
mise en scène
mise
en œuvre des moyens techniques
diffusion
et production
Ø l’organisation
de stages et de cours :
ateliers socio-éducatifs
sensibilisation
en entreprises et milieux scolaires.
Depuis
sa création en Décembre 2005, l’association AdonK ! s’est
attachée à :
2. Concrétiser et valoriser les projets de Merlin BORG « TAKE A
SEAT »
« ANGLES MORTS » « GERMAINE GRANCRU «
3. Valoriser les interfaces socio-culturelles
du spectacle vivant.
Stages/ateliers en milieux scolaires et
milieux privés.
4. Initier la production de travaux
graphiques et illustrés en rapports avec les projets de spectacle de
l’association. Cf livre dépliable Le
Puits dessiné à l’occasion de la recherche Angles Morts.
5. Créer des spectacles mêlant marionnette,
pantomime et musique « LE DIABLE ET LE FORGERON » « L’ESPRIT
MALIN » Anne-Lise Vouaux-Massel, Jean-Michel Susini, Merlin Borg.
6. Créer des spectacles alliant conte et théâtre
« LA SAGESSE DES FOUS » par Anne-Lise Vouaux-Massel.
7. Installation Land’art dans le parc naturel
régional des Boucles de la Seine (Eure) sur le printemps et l’été 2009.
8. Développement d’un Laboratoire de Danse
portée Marionnettes chorales qui aboutira sur une création 2011.
La sagesse des fous
Ou Contes de la
ville de Khelm
par Anne-Lise
Vouaux-Massel
Quelques dits
de Khelm :
- Si les riches pouvaient se payer des remplaçants
pour mourrir à leur place, les pauvres gagneraient bien leur vie.
- C'est toujours le chauve qui trouve le peigne.
- Méfie-toi du bouc par devant, de la mule par
derrière et de l'imbécile de tous les côtés.
Les
spécialistes ne s'accordent pas totalement sur l'origine de la folie des
habitants de Khelm.
Certains parlent d'un ange porteur d'une
poudre de bêtise et chargé de la répartir équitablement dans le monde, qui se
serait pris l'aile dans le pic de la petite montagne surplombant la ville,
faisant ainsi tomber toute la poudre sur ses habitants.
D'autres, plus traditionalistes, pensent
que Dieu, dans sa grande sagesse a rassemblé tous les simples d'esprits en un
même lieu afin de pouvoir mieux les surveiller. Car nul ne peut savoir de quoi
un fou est capable!
Toujours
est-il que depuis ce jour-là, à Khelm, le
Grand Conseil des Sages veille.
A sa tête, Gronam le Boeuf, assisté de Lekisch le Bon à Rien, Treitel le Fou, Schmendrick Tête de Bois, Sender L'Ane, Schloyme Zion-Tifik et Mendl Knaker-Filezok.
Et le
Grand Conseil des Sages rend la justice :
L'adage "A chaque problème sa solution" n'a
jamais était aussi bien illustré qu'à Khelm :
Un jour, le
cordonnier de Khelm assassine sa femme, l'ayant surprise avec le voisin. Après
avoir délibérer pendant sept jours et sept nuits le grand Conseil décide de
condamner à mort le cordonnier. "Mais qui nous réparera nos
chaussures?" s'interroge alors l'un des éminents sages. La question est
d'importance. Les sages retournent à leur délibération. Au bout de sept jours
et sept nuits ils rendent ce verdict : l'épicier sera condamné à la place du
cordonnier. "Et oui, puisque nous en avons deux".
Il y a un habitant de Khelm dont je ne vous ai
pas encore parlé. 
C'est
Schlemiel.
Je pourrais lui donner plusieurs noms:
Schlemiel le Rêveur, Schlemiel le Gourmand, Schlemiel le Naïf.
Schlemiel vit avec sa femme, Mme Schlemiel, et leurs nombreux enfants dont le
premier né s'appelle Petit-Schlemiel. Ils habitent tous dans une maison petite
maison en bois d'une seule pièce. C'est Mme Schlemiel qui subvient aux besoins
du foyer, vendant des légumes au marché tandis que Schlemiel s'occupe des
enfants.
Schlemiel,
attachant de maladresse, est en quelque sorte le héros des histoires que j'ai
décidé de mettre en scène. A un héros il arrive toujours des
aventures...Et Schlemiel ira même pousser celle de quitter la ville, de voyager
de par le vaste monde...Que va-t-il découvrir?
Apès avoir lu
tout cela,si vous pensez encore qu'une telle ville n'existe pas, méfiez-vous!
Khem existe
réellement. Elle est située au sud-est de la Pologne. Je vous accorde, pour
ceux qui y seraient allés, que la ville a bien changé ou plutôt que ces
habitants ont bien changé. Sans doute les fous ont-ils été dispersés de par le
monde.
Khelm selon Anne-Lise
Khelm
est une sorte de microcosme et la réputation de fous ou d’idiots de ses
habitants n’est plus à faire alentours. La vie des "Khelmiens" est
ponctuée par les édits d’une institution : Le Grand Conseil des Sages. Au
moindre problème, les habitants courent voir ces sages qui n’hésitent pas, au
bout de sept jours et sept nuits d’intenses réflexions, à éditer des lois. On
en arrive souvent à une surenchère de solutions qui confinent finalement à
l’absurde. Car à Khelm on tire le fil de la logique jusqu’au point où de logique
il n’y a plus.
Schlemiel,
habitant de Khelm, est un anti-héros par excellence, homme au foyer et naïf
jusqu’à la pointe de sa barbe. Il va tout de même avoir un jour le courage de
partir. Peut-être pour échapper au joug de sa femme ? En tous cas, il part
en quête d’une existence meilleure, d’un monde dont on lui fait miroiter les
richesses. Mais Schlemiel, n’ira pas bien loin. C’est un beau voyage intérieur
qu’il accomplira.
Peut-on
avancer comme thèmes une satire du pouvoir ? L’immigration comme recherche
d’un eldorado ? Le bon sens des femmes ? À force de vouloir définir
on risque d’en arriver à l’absurde ! Je vous propose donc de voir, de
sentir de savoir.
Mais
c’est avant tout un voyage et un sensible que j’ai envie d’offrir au public. Et
souvent on vient me dire à l’issue du spectacle : « Nous étions bien
à Khelm. »
Le conte dans toute sa vivacité - du geste à la parole
Lorsque
l’on pense conte, on pense souvent mots, paroles, musicalité du langage. Mais
je veux avancer un autre point : la musicalité du corps, du geste. Un
regard, un tressaillement est parfois plus éloquent qu’une parole.
Je
cherche à jongler entre le geste et le mot, à trouver un subtil assemblage,
l’un peut-être le relais de l’autre. Ils peuvent également exister ensemble ou
séparément et se développer. Au fur et à mesure de la construction du conte, le
public va voyager entre le son et le regard. Et son imaginaire va pouvoir
s’envoler à partir de ces deux sens.
Le conteur-mimeur ou petit aperçu descriptif du spectacle
La
conteuse arrive, commence par les mots à planter la situation, à donner la
température du conte. Puis les gestes se déploient peu à peu et les personnages
se mettent à sortir. Schlemiel veut parler de ses rêves, chanter… Mme
Schlemiel, en sacro-sainte gardienne du foyer prend soudain l’espace de la
scène… Puis la conteuse revient, pour un instant… Jusqu’au moment où les sages
arrivent : c’est un village entier qui se dessine. C’est un peu comme une
panoplie de personnages accrochés à une penderie. D’un cintre, je décroche la
peau d’un personnage. Je peux revêtir la peau entière ou simplement une main,
un doigt, le pied, le haut du corps ou le regard. Puis je remets le vêtement au
placard ou juste sur la chaise afin de le reprendre plus vite.
Public Durée Générique
En pratique…
Tout
public, familial et scolaire à partir de 8-9 ans
La
durée : 50 minutes
Générique
La
sagesse des fous
d’après des contes traditionnels juifs
Conteuse :
Anne-Lise Vouaux-Massel
Aide
à la mise en scène : Valeria Roveda
Lumières :
Nicolas Ameil
Un
projet soutenu par la région Haute-Normandie et l’ODIA - organisme de diffusion
et d’information artistique de Normandie


